Affaire du Carlton: la thèse du complot fait pschitt

09 février 2015
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L'ancien commissaire de la PJ Lilloise a expliqué pourquoi il avait demandé dès juillet 2010 des écoutes administratives.

 

Il y a parfois, dans les dossiers mettant en cause une personnalité, une échappatoire séduisante pour la défense: la théorie du complot. Au troisième jour du procès de l'affaire du Carlton, dans laquelle Dominique Strauss-Kahn est poursuivi pour proxénétisme aggravé, des avocats rêvent d'entraîner le tribunal de Lille sur cette piste fangeuse.

 

Selon eux, les investigations n'ont pas débuté en février 2011, contrairement à la fable officielle, mais dès juin 2010. Des écoutes administratives ont été pratiquées à cette période. Or, ce type de branchements est réglementé par une loi de 1991: échappant au contrôle de l'autorité judiciaire, elle sont autorisées par le premier ministre. Deux particularités: elles ne peuvent être déclenchées qu'en cas de faits d'une extrême gravité – dont la criminalité en bande organisée – et sont détruites au bout de trois mois. Soumises au secret défense, elles ne figurent jamais dans les procédures judiciaires.

 

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Article rédigé par : admin