Antennes relais : remise d'un premier rapport

06 septembre 2011
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Dans un communiqué du 31 août 2011, le ministère de l'Écologie, du développement durable, des transports et du logement (MEDDTL) annonce la remise d'un rapport sur la première phase de travail concernant les antennes relais. Le rapport préconise une série de mesure afin de permettre la réduction de l'exposition du public aux ondes émises par les relais de téléphonie mobile. Ce rapport s’inscrit dans les travaux de la table-ronde "Radiofréquences, santé, environnement " organisée en mai 2009

Les travaux du groupe ont permis , en ce qui concerne l’exposition de la population aux ondes électromagnétiques émises par les antennes relais, à ce jour de dresser un état des lieux de l’exposition aux radiofréquences liée aux antennes-relais de téléphonie mobile dans 9 premiers quartiers : dans les 14e et 15e arrondissements de Paris, à Courbevoie, Grenoble, Grand Champ, Thiers, Kruth, Cannes et Brest.

Cet état des lieux a montré qu’environ 95% des niveaux d’exposition sont sous 1,5V/m, et 99,9 % sous 5 V/m alors que les valeurs limites réglementaires sont de 41 V/m ou supérieures, mais avec quelques points géographiquement isolés dits atypiques, où l’exposition est sensiblement plus élevée que la moyenne, tout en restant inférieure aux valeurs-limites.

Ces points atypiques doivent justifier un traitement spécifique. Les simulations de modifications d’ingénierie ou d’emplacement montrent une réduction de l’exposition sans dégradation significative de la couverture.

Des travaux de simulation de la réduction de l’exposition des riverains ont été réalisés dans trois de ces quartiers. Les simulations avec ces puissances réduites ont montré qu’un abaissement de l’exposition par exemple jusqu’à 0,6 V/m pourrait s’accompagner d’une forte détérioration de la couverture du réseau, notamment à l’intérieur des bâtiments (pertes en moyenne de 82 % de la couverture intérieure à Paris 14e, de 44 % à Grenoble et de 37 % à Grand Champ) et donc de la qualité du service de téléphonie mobile.

Christine CARPENTIER, Avocat à la Cour, cabinet Vigo

Article rédigé par : Christine Carpentier