Au procès du Carlton, l'avocat du Nid charge DSK: "Nous ne rirons plus à l'évocation des parties fines"

06 février 2015
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Le procès est entré dans sa troisième semaine. L'audience de lundi est consacrée aux plaidoiries des parties civiles avec l'intervention d'Emmanuel Daoud, qui représente une association qui vient en aide aux prostituées.

Il s'avance sobrement au pupitre en béton du tribunal de Lille (Nord). Emmanuel Daoud est le deuxième avocat à plaider pour les parties civiles du procès du Carlton, qui entre dans sa trosième semaine, lundi 16 février. Il représente le Nid, une association qui vient en aide aux prostituées. Dans son dos, DSK écoute, bras croisés, assis aux côté d'autres prévenus. Sans effet de manches, l'avocat veut pointer la pleine responsabilité de l'ancien directeur du FMI. S'il est relaxé dans cette affaire de proxénétisme aggravé, "beaucoup, beaucoup d'entre nous ne seront pas dupes" prévient-il.

 

Depuis le début du procès, la défense de Dominque Strauss-Kahn n'a pas varié: il n'a jamais su qu'il avait affaire à des prostituées dans les parties fines qu'organisaient pour lui ses fidèles serviteurs, les deux entrepreneurs David Roquet et Fabrice Paszkowski. "Etait-il si naïf, si crédule?" feint de s'interroger Emmanuel Daoud. Puis, sur les SMS dans lesquels l'ex-patron du FMI évoque du "matériel" en prévision des parties fines: "Ils sont la manifestation écrite du peu de considération qu'il avait pour ces femmes", estime l'avocat du Nid. Et de décrire DSK comme un "Sardanapate des temps modernes", en référence à ce roi d'Assyrie célèbre pour sa luxure et sa débauche au VIIe siècle avant Jésus-Christ

 

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Article rédigé par : admin