Interceptions judiciaires - dossier spécial enquêtes pénales :les nouveautés - Par Emmanuel DAOUD et Bluette BOUCHE

22 juillet 2014
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Quis custodiet ipsos custodes? Depuis Juvénal, la question demeure posée à notre société contemporaine, particulièrement dans cette sphère régalienne par excellence qu'est la Justice.
Toutes les professions judiciaires ne manquent pas de se la poser. Pour preuve, Pierre-Olivier Sur, bâtonnier du barreau de Paris, affirmait récemment, s'agissant des écoutes judiciaires, qu'il "faut qu'il y ait un juge qui puisse contrôler le juge" et mettait ainsi en exergue une question sociétale fondamentale: celle de la confiance dans l'autorité de contrôle. On peut d’ailleurs noter que le récent rapport sur l'office du juge du XXI e siècle met en avant la prudence comme vertu du juge, en écho peut-être à la société de défiance dans laquelle nous évoluons? Et la question que pose Juvénal en appelle une autre: qui sont les gardiens? Ils semblent nombreux…En effet, la CEDH qualifie les journalistes de "chiens de garde de la démocratie". La Constitution fait des juges judiciaires les gardiens des libertés individuelles et, pour reprendre les termes de Christian Charrières-Bournazel, ancien bâtonnier du barreau de Paris et ancien président du CNB, l'avocat peut également être considéré comme "le garant du droit et le gardien des libertés"

Emmanuel DAOUD, Avocat à la Cour, cabinet VIGO – Bluette BOUCHE, auditrice de justice

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Article rédigé par : Emmanuel Daoud