Procès du Carlton: DSK "est loin de Ronsard "mais n'est pas un proxénète

06 février 2015
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Dans ce qu'on a du mal à qualifier de réquisitoire, le procureur a demandé la relaxe pure et simple de Strauss-Kahn.

Est-ce un réquisitoire, est-ce une plaidoirie? Réquisitoire est bien l'intitulé exact de l'exercice, les mots sont prononcés par le procureur de la République de Lille, qui s'exprime sur les peines qu'il réclame. Plaidoirie semblerait pourtant un terme plus juste, tant jamais personne, depuis le début du procès Carlton, n'avait à ce point défendu Dominique Strauss-Kahn – pas même ses avocats, ceux-ci s'étant astreints à un silence respectueux du timing judiciaire.

 

Debout, ses notes posées devant lui sur un petit pupitre amovible, Frédéric Fèvre, le procureur de Lille, s'est lancé. "Un homme puissant est-il nécessairement coupable? Le rôle du ministère public est-il seulement de soutenir l'accusation? Je ne crois pas. Nous sommes au service de la vérité judiciaire." Il est 4h15 dans la salle d'audience du tribunal de Lille, et la relaxe "pure et simple" qui va être demandé trente minutes plus tard au bénéfice de Dominique Strauss-Kahn est d'emblée au bout des lèvres du procureur. Contrairement aux autres prévenus (contre lesquels ont été requises des peines toutes clémentes allant d'un an de prison ferme pour Dodo la Saumure à des amendes de 1500 euros), l'ex-directeur général du FMI n'aura la droit à aucun commentaire désapprobateur du parquet sur son comportement.

 

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Article rédigé par : admin