Procès Simbinkgwanka : la parole est aux jurés

14 mars 2014
twitterlinkedinmailtwitterlinkedinmail

Le Rwandais Pascal Simbikangwa, accusé de génocide et crime contre l'humanité, attend son verdict, ce soir, à l'issue d'un procès dense et complexe.

Réclusion criminelle à perpétuité! "Vous n'êtes pas un petit, un intermittent du génocide. Vous n'avez peut-être effectivement jamais tué une mouche, comme vous l'avez dit, mais j'affirme que vous avez fait tuer beaucoup d'hommes. Que vous avez mis tout votre poids, votre efficacité si redoutable, à plein temps, au service de la machine génocidaire" a tonné l'avocat général Bruno Sturlese, pulvérisant le paravent derrière lequel, six semaines durant, Pascal Simbikwanga a voulu se dissimuler: son masque de sous-fifre qui n'a rien vu, rien entendu.

Les six jurés suivront-ils les réquisitions à deux voix, longues et implacables, des avocats généraux? Condamneront-ils, et à quelle peine, le premier Rwandais jugé devant la Cour française, 20 ans après les 100 jours apocalyptiques, l'extermination systématique de près d'un million de Tutsi, entre avril et juillet 1994?
L'ancien capitaine, proche du président Juvénal Habyarimana, est accusé du crime des crimes, non pour avoir tué de ses mains mais pour "avoir fait commettre" le génocide à Kigali en distribuant des armes et en encourageant les miliciens assassins, sur les barrières d’épouvante. C'est un "donneur d'ordre", d'ordres de tuer, qu'il doivent juger. Retour sur un procès hors normes

Veuillez télécharge le pdf afin de lire la suite de l'article:

Article rédigé par : admin