Le Monde: René Kojfer, un si triste sire

11 février 2015
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Il fait tout ce qu’il peut, Me Hubert Delarue pour aider René Kojfer à répondre à l’interrogatoire du président Bernard Lemaire. Il vient tout près de lui, lui souffle parfois des répliques, ça agace d’ailleurs un peu les juges -  » Laissez donc votre client répondre lui-même »- il tente de corriger, suggère, lance des perches que tout le monde voit sauf lui, René Kojfer, qui en aurait pourtant bien besoin.

 Sa carte de visite officielle faisait de lui le chargé des « relations publiques » des hôtels Carlton et les Tours. Il était surtout fournisseur agrée de relation tarifées avec des jeunes femmes, qu’il recommandait à ses amis après s’être assuré lui-même de  leurs qualités. Un chouette ami, le « gai luron » de la bande, un type sur lequel on peut compter, toujours prêt à rendre service. Les écoutes téléphoniques sont pleines de ces conversations entre hommes –  » Y’a ma femme qui est pas là ce soir, tu peux me fournir une bouée, une roue de secours? » demande un habitué.  » J’ai un ami qui voudrait une fille de 17 ans pour la tirer, tu peux trouver? «  René Kojfer promet

 Dans sa jeunesse, cet ex vendeur de matelas et de trousseaux de mariage – il avait repris l’activité de ses parents commerçants – s’est très vite lié avec le milieu policier qu’il rencontrait au sein de la loge maçonnique. Il servait alors de « chèvre » aux policiers qui pouvaient ainsi arrêter en flagrant délit celles qui s’adonnaient à la prostitution. Plus tard, il a fait la même chose pour un cercle d’amis toujours plus élargi, comprenant qu’il y avait une belle opportunité de vie, qui lui assurait le boire, le manger et le reste à l’oeil.

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Article rédigé par : admin