Rwanda, un procès pour l'Histoire

10 février 2014
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Le procès de Pascal Simbikangwa, ancien chef du service central des renseignements rwandais, qui s'ouvre aujourd'hui à Paris va-t-il apporter quelque lumière sur l'épisode le plus sombre des relations entre la France et les responsables d'un des plus grands crimes contre l'humanité du siècle dernier. Le 6 avril 1994, il y a presque vingt ans, la mort, dans des circonstances troubles, des présidents rwandais et burundais, Juvénal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira, lorsque leur avion fut touché par deux missiles alors qu'il s'apprêtait à atterrir à Kigali, donnait le signal d'une vague de violences meurtrières de masse. En quelques jours le caractère méthodique des massacres, la mobilisation de toutes les structures de l'Etat, l'hystérie haineuse déversée depuis les studios de la Radio des Mille Collines réunissait tous les symptômes d'un génocide dirigé contre les Tutsis, l'un des deux peuples du Rwanda, n'épargnant pas les Hutus résistant aux appels au meurtre. En trois mois, c'est à dire jusqu'au moment où le Front populaire rwandais chassa le régime responsable des tueries, un million de Rwandais auront été assassinés par les milices extrémistes Interahamwe.

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Article rédigé par : admin