La voix du Nord: Procès Carlton, deux femmes qui pleurent, un homme qui craque

12 février 2015
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Des témoignages lourds comme des larmes de femmes blessées. Des hommes empruntés, comme pris sur le fait de leurs turpitudes et faisant profil bas. Et au milieu, le tribunal qui trace sa route sur le chemin du droit. Le procès Carlton, c’est un peu tout cela. Et ça ne fait que commencer.

 Une femme qui pleure. Digne, elle n’élève pas la voix, ne bronche pas non plus de cette barre où le président Lemaire l’a appelée, mais elle pleure. Sur elle, sur sa vie, dont elle s’est extraite et qu’elle voudrait bien oublier. Et sur les autres. De rage mal contenue:   » Des journalistes ont donné mon vrai nom, avec mon prénom…J’ai tout de suite pensé à mes parents, à mes enfants… »

 Sa colère déborde, elle s’en excuse: « Je suis désolée, il fallait que sa sorte. » Et revient à ses enfants. Aux temps d’avant cette vie-là que Bernard Lemaire – noeud pap’ jaune à pois -, avec d’infinies précautions, lui demande de raconter. « Je venais de vivre la séparation d’avec le père de mes enfants. C’était dur. Je n’avais plus d’argent. Un jour, j’ai ouvert le frigo, il était vide. Je savais qu’il y aurait  une enquête sociale…Il fallait que je me lance. »

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Article rédigé par : admin