Une femme aurait-elle le droit de vendre sa virginité aux enchères en France?

18 avril 2017

Emmanuel Alexandra Khefren, une Roumaine de 18 ans, a vendu sa virginité pour 2,3 millions d’euros sur un site d’escort girls allemand…

Mais non ! C’est juste horrible… La question a d’abord suscité des réactions logiques de dégoût. Mais les experts juridiques contactés par 20 Minutes ont fini par reconnaître qu’elle était plus complexe et intéressante qu’il n’y paraît. A condition de se placer sur le terrain du droit. Et du droit uniquement.

Alexandra Khefren, une jeune fille de 18 ans a fait le tour des médias du monde entier, lundi, pour avoir vendu sa virginité 2.3 millions d’euros sur un site d’escort girls.  Elle est roumaine. L’acheteur est un « homme d’affaires de Hong Kong ». Et la transaction s’est passée sur un site allemand. Une telle « vente aux enchères » pourrait-elle avoir lieu en France ? 20 Minutes liste les obstacles qui s’y opposeraient…

Le premier réflexe est de se plonger dans le Code civil. Et de consulter son article 16-5 qui consacre le principe d’indisponibilité du corps humain. « Les conventions ayant pour effet de conférer une valeur patrimoniale au corps humain, à ses éléments ou à ses produits sont nulles. »

Emmanuel Daoud, avocat qui a notamment plaidé lors du  procès dit du « Carlton » s’occupe de la traduction. « Cela signifie que le contrat portant sur la marchandisation d’une prestation sexuelle est nul », décrypte-t-il. En cas de litige entre la vendeuse et l’acheteur, il serait donc impossible de forcer l’exécution de ce « contrat » devant les tribunaux. Mais s’il n’y a pas de litige…

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Une femme aurait-elle le droit de vendre sa virginité aux enchères en France? (20 Minutes)

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